Affaire Bari ou la chronique d'une machination
Voici la liste des évènements liés à l'affaire Bari et prise à partir de la presse ainsi que divers témoignages relatés dans les médias. Vous pourrez y voir la manigance médiatique qui a conduit à ce qu'appel le Vif/L'express: "La chute de Ayachi Bassam, le prêcheur de haine". Evènement que ceux qui contrôlent la plupart des médias (je sous-entends les sionistes) attendaient depuis longtemps, voyant que leurs plaintes n'aboutissaient à rien comme le dit National Hebdo: aucune action en justice n'était parvenue à faire taire la voix de ces « prêcheurs de haine ». Sachant pertinemment que la seule haine que prêchait le Cheikh Bassam était celle de l'injustice commise par le gouvernement colonialiste israélien.
09 novembre 2008 : Le cheikh Bassam Ayachi revient de son voyage de Syrie à bord de son camping-car. Il était accompagné de son fils de 6 ans, Mohamed Ata, ainsi que de son ami Raphaël Gendron (dit Abdel Raouf). Son fils était attendu en Belgique à l'école St-Josse pour y passer sa première année1. Quant à Abdel Raouf, il était venu visiter la Syrie dans l'espoir de s'y installer définitivement2. Cheikh Bassam, comme à son habitude et comme des milliers d'autres voyageurs partant de Turquie ou Syrie, emprunte le chemin du Sud (Grèce, Italie, Suisse) pour arriver en Belgique, moins dangereux que celui du Midi (Bulgarie, Roumanie, Hongrie, Slovaquie, Rép Tchèque) et à peine plus long3.
10 novembre 2008 : Dans le bateau Grèce-Italie, les voyageurs rencontrent cinq sans-papiers affamés. Voyant d'après ses habits qu'il s'agissait d'un Imam, ils viennent demander au Cheikh Bassam quelques nourritures. Le Cheikh leur offre des boîtes de sardines et du ton4. Après quelques discussions, ils prétendent être des Palestiniens venus demander asile en Europe5 et supplient ensuite le cheikh de les prendre dans sa camionnette, assurant qu'ils se jetteraient à la mer pour rejoindre la côte s'ils ne les aident pas6. Même s'il est évident que les douaniers vont les voir dans leur petit camping-car, c'est le trop grand coeur du cheikh qui prit le dessus et il accepte. Il se dit qu'il vaux mieux qu'ils soient pris par la police italienne que par l'hélice du bateau. Il ne se doute pas que ses ennemis vont profiter de cette erreur pour lui ôter sa liberté pendant quelques années.
11 novembre 2008 : La première voiture à descendre du bateau est celle de nos voyageurs. Les douaniers s'aperçoivent sans difficulté de la présence des réfugiés palestiniens et placent les passagers en garde à vue. Lors de l'interrogatoire, le nom du cheikh Bassam n'apparait pas inconnu aux fichiers. Les policiers perquisitionnent alors tout ce qu'ils trouvent sur eux ainsi que dans le véhicule, sans leur accorder un avocat ni un traducteur, comme le prévoit la loi. Etonnamment, les médias sont immédiatement mis au courant de l'affaire et s'en emparent. Les journaux italiens indiquent dès le lendemain que "Le fondamentaliste Cheikh Bassam s'est fait arrêté au port de Bari alors qu'il descendait du bateau en criant: "Allahou Akbar, Allahou Akbar, Vive Ben Laden, Mort à Israël", obligeant ainsi les douaniers à les arrêter. Il était en compagnie d'un terroriste connu de la justice belge, Raphaël Gendron, ainsi que de son fils qu'il a nommé Mohammad 'Ata par admiration pour le meneur soupçonné du commando terroriste du 11 septembre que le cheikh Bassam appel le, selon les policiers, "un héros". Il transportait également cinq clandestins, probablement des kamikazes palestiniens venus perpétrer des attentats en Europe."7.
12 novembre 2008 : Lors d'une interview, Raphaël Gendron a beau expliquer aux médias que s'il s'est plusieurs fois retrouvé au tribunal en Belgique ce n'est pas pour terrorisme, mais à cause des plaintes abusives d'un lobby sioniste du nom de "Collectif Dialogue et Partage"8. Il souligne également que la justice belge lui a donné au final raison et que son casier est toujours vierge9. Mais les médias se moquent de tout cela, comme ils se moquent aussi du fait que le fils du Cheikh Bassam a été nommé Mohammed Ata en référence à son grand-père, comme c'est la coutume chez les Arabes du Moyen-Orient, et non en référence à un auteur présumé des attentats du 11 septembre comme l'ont affirmé les policiers aux médias. Rien n'y fait, la population veut du spectacle et les médias vont leur en donner durant toute la semaine.
13 novembre 2008 : Les détenus se voient attribuer un avocat pro deo: Mlle Ornella Vanessa Romito. Accompagnée de son assistant et petit ami Maître Massimo De Lorenzis, ils pensent être tombés sur une affaire qui va les rendre riches et célèbres: "la défense de hauts responsables d'Al Qaïda". Or l'histoire nous apprendra plus tard que déçus que leurs clients ne soient pas ce qu'ils auraient espéré et qu'en réalité ils ne sont que des victimes de la presse à scandale, ces deux mêmes avocats veilleront à volontairement mal assurer leur défense et transmettre de fausses informations à la presse afin de se faire médiatiser. Le Cheikh Bassam découvre par la suite que les avocats collaborent, depuis le début, étroitement avec la police et le juge, leur but est donc loin de vouloir les faire sortir10. Après avoir véritablement plumé la famille du cheikh sans rien accomplir, ils se retournent contre leurs clients en déclarant au juge que l'argent trouvé sur les détenus devrait servir à couvrir leur frais d'avocat pour éviter à l'Etat italien de payer pour eux. Or, malgré les contestations de la famille du Cheikh comme quoi ils avaient déjà reçut toute la somme convenue, le juge leur accorde ce qu'ils demandent.
15 novembre 2008 : La télévision, les journaux, la radio, tous relatent la même absurdité: "la police italienne a mis la main sur des radicalistes accompagnés de clandestins probablement venus perpétrer des attentats en Europe. Du matériel pour faire des explosifs (apparemment il y avait des bidons d'essence dans la voiture), diverses cartes (bizarre pour des voyageurs !?) et des documents vidéo sur le jihad (clé USB contenant entre autres un reportage parlant de la guerre en Irak) ne laisseraient aucun doute planer sur la question". La juge d'instruction, Mme Anna Polernio, prise de panique par ce que racontent les médias, ordonne la détention préventive d'Ayachi Bassam et de Raphaël Gendron afin que le procureur, Mr Roberto Rossi, puisse ouvrir une enquête. Ils se voient donc enfermés en attendant un premier passage devant le juge. L'ordre de détention ne leur a même pas été transmis en français, seulement bien des jours plus tard. Pendant ce temps, le petit Mohammed Ata a été placé dans un centre d'accueil chrétien où les bonnes soeurs lui apprenaient à adorer Jésus et à faire ses prières à l'église11.
22 novembre 2008 : Dix jours plus tard, Ayachi Abdel Rahman, le fils du cheikh Bassam, se rend en Italie où les avocats lui disent être confiants quant aux faits réels. Cependant, ils ont peur du retentissement médiatique. Ils lui assurent que la vague déferlante a été lancée par un certain journaliste juif, plusieurs fois utilisé par le lobby internationale sioniste et qu'ensuite le reste des médias se sont emparés de l'affaire. Ils lui présentent différents articles écrits par ce même journaliste à l'encontre du cheikh Bassam ainsi que d'autres articles où il tente d'amoindrir, voir enjoliver, les crimes d'Israël devant le peuple italien puis ils lui proposent de porter plainte pour diffamation. Abdel Rahman refuse, ce qui l'intéresse à ce moment là, c'est de faire sortir son père de prison le plus rapidement possible. Alors, ils se rendent ensemble auprès de la juge qui entretient de bons rapports avec ces avocats, selon leur dire. Elle leur promet d'ouvrir une audience dans le courant de la semaine. Elle leur confirme que selon l'enquête les Palestiniens sont bien des sans-papiers venus chercher asile et non des terroristes venus faire des attentats kamikazes et qu'ils les ont donc relâchés. Elle précise qu'il lui reste juste quelques éléments à vérifier auprès de Bruxelles et qu'étant donné que la presse s'est un peu calmée le cheikh pourra certainement être libéré12.
27 novembre 2008 : Il est 9h30, nous sommes jeudi, Ayachi Bassam et Gendron Raphaël, accompagnés de leur traductrice, nos amis ont rendez-vous à la chambre de conseil du tribunal de 1re instance de Bari pour y rencontrer la Juge. Leurs avocats sont curieusement absents, probablement honteux d'assister à une audience dont ils connaissent déjà l'issue. Prétextant qu'un autre procès les a retenu à Rome, ils délèguent l'affaire à un de leur collègue qui ne connait rien du dossier. La juge, Anna Polernio, prolonge avec surprise l'ordre de détention et refuse la libération sans donner plus de motifs. Maître Vanessa Romito prétend que cette décision fait suite aux renseignements fournis par les policiers de la DR3 à Bruxelles13. La juge n'a pas pu prendre le risque de libérer le très médiatisé cheikh Bassam avant de s'assurer que le dossier ouvert ne comportait réellement rien de concret. Quant à Mohammed Ata, le fils de six ans du Cheikh Bassam, affichant tout rejet à se prosterner devant la croix, il reçoit l'autorisation de quitter la communauté dans laquelle il a été placé et rentre chez lui dès le mois de décembre. Son frère Abdel Rahman le prend à sa charge.
11 décembre 2008 : La juge n'a toujours pas déposé légalement ses motifs et les avocats ne peuvent donc faire appel. Or un évènement grave va rendre la situation encore plus compliquée et de nouveau faire parler du Cheikh Bassam dans la presse italienne. En effet, nous somme à la veille d'un sommet des Chefs d'états européens en Belgique et la police judiciaire fédérale de Bruxelles place sous mandat d'arrêt Malika El Aroud ainsi que Abdulaziz Ibnu Abdullah Bastin, qu'ils suspectent être les têtes pensantes d'un réseau de kamikazes préparant un attentat. Le même journaliste sioniste lie cette arrestation à celle du cheikh Bassam depuis l'agence de presse italienne ANSA et l'effet boule de neige produit par la presse un résultat plus épouvantable encore que la première fois: "Le Cheikh Bassam arrêté à BARI depuis exactement un mois est étroitement lié au réseau kamikaze qui vient d'être démantelé ce matin à Bruxelles. En effet Abdulaziz Bastin n'est autre que le fils de Jean-François Bastin, l'ex-président du Centre Islamique Belge où le Cheikh Bassam enseigne comme Imam14. Quant à Malika Al Aroud, elle est la veuve de Abdel Sattar Dahman, le kamikaze responsable de la mort du président afghan, le Shah Masoud. C'est le Cheikh Bassam qui les avait marié15". Alors qu'il se trouve en visite à New York, le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, affirme depuis les bureaux du F.B.I que ces deux arrestations étaient liées au coup de filet intervenu en Belgique contre des terroristes présumés, se refusant à tout autre détail15b.
12 décembre 2009 : Le cinquième pouvoir (la presse et les médias) a propulsé l'affaire bien plus haut que prévu et elle a pris une tout autre tournure. En effet, les Etats Unis avaient la veille félicité l'Italie pour avoir mis, selon le F.B.I, la main sur le numéro 2 d'Al Qaida en Europe ainsi que de son ami, responsable direct de la cellule afghane. Les Etats-Unis ne se contente pas que de proférer des sottises, mais ils promettent également à l'Italie de continuer à leur verser des subventions pour leur travail de lutte antiterroriste. En effet, selon eux la France et la Belgique dorment depuis des années et si cela ne tenait qu'à eux ils auraient depuis longtemps démantelé cette filière afghane. Plutôt que de dire: "Il s'agit du numéro 2 d'Al Qaida en Europe" les Etats-Unis auraient été plus honnête en disant: "Il s'agit de l'ennemi numéro 2 d'Israël en Europe". Mais c'était fait, l'Italie ne pouvait plus revenir en arrière après avoir reçu les applaudissements de l'oncle Sam. La juge, dépassée par l'affaire, s'est déjà fait un nom sur ce dossier et n'a plus du tout l'intention de libérer nos détenus ni de les mettre en résidence surveillée. La loi italienne permettant de les maintenir en prison plusieurs mois pour enquête, on en profite pour avoir le temps de concocter suffisamment de preuves afin de montrer à nos maîtres américains qu'on est de bon chien-chiens. Nos deux compères sont alors placés au milieu de bandits et mafiosis de la prison de Bari. Ils réclament pour lecture un Coran qu'ils ne recevront jamais, Ils perdent plusieurs kilos, ne pouvant manger de viande halal et se voient privés de liberté avec visites très restreinte et uniquement sur autorisation16.
Janvier 2009 : Voyant que les médias se sont à nouveau calmés, la fille du cheikh Bassam écrit au juge en lui demandant de faire preuve de bon sens et de clémence et de relativiser les propos des médias (voir sa lettre en cliquant ici). En effet, la presse italienne avait utilisé des informations déjà bien dépassées en Belgique puisque connues de la police mais sans avoir la moindre importance à leur yeux. En effet, en lisant par exemple le journal Le Soir du 27 janvier 2006 intitulé "La propagande islamiste bannie", les noms de Bastin et Malika Aroud apparaissent déjà ainsi que celui du cheikh Bassam17. Or ces informations n'ont jamais été capitales pour la police fédérale belge puisque Malika est loin d'être la seule femme s'étant mariée auprès du Cheikh Bassam. Celui-ci étant très connu en Belgique pour les mariages puisqu'étant le seul Imam à accepter de les célébrer avant ou hors du cadre d'un mariage civil. Et tout comme le maire ou bourgmestre ne peut être pris pour responsable des activités des gens qu'il marie, il en va de même pour le Cheikh Bassam. Quand à Abdel Aziz Bastin, bien que rien ne fut finalement retenu à sa charge et qu'il fut par la suite libéré avec toutes les excuses du monde, il n'est également qu'une personne parmi les trentaines de milliers de personnes ayant fréquenté le centre du Cheikh Bassam depuis sa création et n'est en aucun cas sous les directives du Cheikh Bassam.
De janvier à avril 2009 : Rien n'y fait, une enquête est ouverte et les deux magistrats en charge du dossier seront à nouveau Roberto Rossi et Francesca Romana. Ces derniers espèrent encore découvrir des éléments qui prouveront qu'AYACHI Bassam et GENDRON Raphaël sont bien de hauts responsables d'Al Qaida et s'ils n'en trouvent pas alors ils sont prêts à en fabriquer, en aucun cas ils ne s'agit de décevoir le maître Américain dans cette affaire et de sortir l'Italie ridicule. Aussi le Cheikh Bassam et son ami Raphaël sont placés sous surveillance. Les policiers de la DR3 à Bruxelles informe bien l'Italie que Mr Gendron (alias Abdel Raouf) aurait participé sous différents pseudo à quelques forums fondamentalistes contenant des liens hypertextes vers des vidéos de jihad, cependant, rien de bien sérieux comparé à ce que raconte le F.B.I américain. Les micros cachés dans leur cellule ainsi que les espions semblent plus efficaces. Leurs agents de renseignement leur indiquent que "Le cheikh et son ami recrutent dans la prison. Plusieurs voyous albanais ainsi que des dealers maghrébins se sont mis à faire la prière à leur côté et à écouter les discours du cheikh qui leur enseigne l'Islam, l'arabe et le Coran". Il y aurait même un caïd qui se serait plaint de leur prêche et qui aurait demandé à se faire transférer de cellule. La police italienne enregistre alors durant ces quelques mois des milliers de conversations provenant du Cheikh et de son ami dans l'espoir d'avoir leurs preuves auditives en prison puisqu'ils n'ont pas réussi à les avoir à l'extérieur, lorsqu'ils étaient libres17b. La date finale arrive, le juge doit se prononcer sur leur statut.
11 mai 2009 : Cela fait tout juste 6 mois et les preuves manquent. Mais ce n'est pas un problème pour Claudio Garzellano, un des juges d'instruction qui est responsable du service central de lutte antiterroriste (UCIGOS) se lance et déclare à la radio italienne: "Nous avons mis la main sur deux personnages très importants pour al-Qaida en Europe. Disposant "d'armes et notamment d'explosifs", ils auraient mis en place un réseau pour enrôler et entraîner des personnes "prêtes à commettre des actions suicides ou à combattre en Irak et en Afghanistan"18. Ce mensonge place de nouveau le Cheikh Bassam dans le collimateur des médias. De la radio à la TV italienne, l'affaire est ensuite relayée par les médias belge puis français avant d'atterrir sur Euronews puis d'apparaître dans la presse et tous les médias arabes (Al Jazeerah, Al Arabiya et d'autres). Le cinquième pouvoir viendra porter le coup final au cheikh et son ami: "A l'issue d'une enquête menée par les magistrats Roberto Rossi et Francesca Romana, les deux hommes ont été accusés mardi de faits à caractère terroriste. La justice italienne leur reproche ainsi d'avoir «projeté et organisé des attentats terroristes et des actions de guérilla», notamment contre l'aéroport parisien de Roissy-Charles-De-Gaulle. Les enquêteurs n'ont toutefois pas trouvé d'éléments concrets sur la préparation d'un attentat. Mais «il est très clair d'après les conversations interceptées qu'ils parlaient explicitement d'une attaque sur le territoire français», a précisé le procureur Roberto Rossi à Bari"19. Nous ne ferons ici aucun commentaire sur ces preuves "très claires" qui ont conduit nos magistrats à vomir leur saleté. Mais nous vous proposons d'y jeter un coup d'oeil sur ce lien pour savoir de quel genre elles sont19b.
12 mai 2009 : Etait-ce là un coup électoral « en vue des élections européennes » du mois de juin comme le pense le Maître Sébastien Courtoix19c ? Où un ordre venu directement d'Israël vers les Etats-Unis puis l'Italie, comme l'apprit plus tard le Cheikh Bassam de source sûre ? Quoi qu'il en soit, Michelle Alliot-Marie, la ministre de l'intérieur française est interrogée à l'Assemblée nationale sur le sujet. Elle minimise cette "information" et ridiculise la menace en assurant à Alain Suguenot de manière certaine que si les individus en question sont connus pour faire de la propagande, il n'y a aucun élément qui leur permette de penser sérieusement à une menace d'attentat sur Roissy ou ailleurs20. En effet, si la ministre trouve cette information grotesque c'est pour deux raisons essentielles:
1/ Cette information n'a jamais était confirmé par la préfecture de Bari et elle ne le sera jamais. Le parquet fédéral de Rome s'était aussi refusé à tout commentaire. Les policiers et magistrats antiterroristes français se sont alors montrés « très circonspects » sur la réalité de cette menace : "Nous avons été surpris d'apprendre ces éléments par la presse et de ne pas en avoir été informés au préalable par les Italiens au titre de la coopération judiciaire" disaient-ils21. Ainsi l'affaire a simplement été (volontairement?) gonflée médiatiquement et ne repose sur absolument rien.
2/ Les deux individus sont connus depuis des années et suivis de très près par les services de sécurité (notamment par trois organismes de renseignements européens, dont la Belgique et la France). A supposer qu'ils soient de véritables terroristes, rien de compromettant n'a pu être retenu contre eux lorsqu'ils étaient libres de leur mouvement. Est-ce dans la prison alors qu'ils se savent pertinemment écoutés et entre les mains de la police qu'ils vont projeté de faire des attentats ? Non, pour la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) Bassam Ayachi et Raphaël Gendron n'ont simplement « pas le profil de gros poissons » et s'ils devaient apparaître ça ne serais qu'« en extrême périphérie » de la filière d'émigration dite afghane d'envoi de jihadistes en Afghanistan « et non d'immigration » clandestine en Italie à bord d'un camping-car21.
7 juillet 2009 : L'enquête se poursuit et ce n'est qu'à partir de cette date que le Cheikh Bassam est enfin questionné sur les différentes accusations relayées par les médias. Le cheikh affirme que tout au long de l'enquête, certains policiers en charge de l'interrogatoire portent une étoile de David qu'ils mettent en évidence histoire de le narguer. Il ignore s'il s'agit d'officiers israéliens ou simplement de policier italiens juifs. La juge quant à elle, est vétût d'une énorme croix et elle est loin de faire preuve d'impartialité. Le dossier contenant les chefs d'inculpation comporte plus de 88 pages de mensonges concoctés par la DIGOS, la police antiterroriste italienne. Pourquoi avoir informé la presse avant de vérifier la validité des accusations ? Pourquoi sur plus de 11600 enregistrements présentées au procès, soit 110 minutes au moins, seules 5 minutes ont retenu leur attention et ont été présentées par le juge sorti de leur contexte ? Les avocats, les gardiens de la prison, le professeur d'Italien ainsi que plusieurs prisonniers témoignent que Ayachi et Gendron se savaient sur écoute et surveillés par caméras cachés. Est-il donc pensable qu'ils ont projetté sous les yeux des caméras et des micros de faire des attentats ? Le son de la télévision, la faible voix des détenus ainsi que leur soit disant dialecte français sont-ils la réelle cause de ces enregistrements audio complètement incohérents comme l'affirme la DIGOS ?22
14 juillet 2009 : Le juge admet que les informations relevées en prison ne permettent pas de condamner les détenus. Les magistrats demandent plus de temps pour l'affaire. Le juge va le leur en accorder, mais il est hors de question que l'Italie rentre bredouille. Le ministre de l'Intérieur est présent à l'audience afin de s'en assurer. Aussi, le procès va être reportée à une date indéterminée, ainsi on aura le temps espéré pour faire avancer l'enquête. Et afin que l'on ne se pose pas trop de question sur le pourquoi de l'enfermement du Cheikh Bassam si rien ne pèse encore contre lui, il sera enfermé pour le réel crime qu'il a commis: "Aide à des réfugiés palestiniens affamés qui souhaitaient se jeter à la mer". La juge reconnaît d'après les éléments dont elle dispose que les voyageurs n'avaient pas touché de l'argent des sans-papiers et lui rend donc la somme de 6500 euros trouvés sur eux. De même, elle admet que l'acte n'était pas prémédité et remet donc le véhicule, confisqué jusqu'alors. Toutefois, les voyageurs ont entravé la loi, même si c'est de manière minime puisque les clandestins se trouvaient déjà sur le sol européen. Si les différents cas précédents n'ont pas valu à leurs auteurs de lourde peine (en général un réel passeur en prend pour quelques mois à peine), on fera de cheikh Bassam l'exemple à ne pas suivre: "4 ans et 6 mois de prison ferme ainsi que 67 000 euro d'amende". Voilà le décret du juge qui attend impatiemment le résultat de l'enquête terroriste pour tripler cette durée. En 4 ans ils auront largement le temps de chercher d'éventuelle . Ce faux prétexte n'a bien entendu pas été communiqué aux médias afin que les gens continuent de croire que l'Italie a bien mis la main sur des responsables d'Al-Qaida et qu'ils sont derrière les verrous pour terrorisme23.
15 juillet 2009 : Les détenus sont désormais transférés de la prison de BARI et séparés. AYACHI Bassam est placé à la maison d'incarcération de BENVENTO qui regroupe 30 personnes accusées de terrorisme, mais en attente de jugement ou de preuves (nouvelle adresse: Mr Ayachi Bassam, Casa Circondiariale, Via Ermete Novelli, n°1 82100 - Benevento, ITALIA) ! Quant à GENDRON Raphaël, il est transféré dans une autre prison, celle de MACOMER (nouvelle adresse: Mr Gendron Raphael, Casa Circondiariale, Localita Bonu Trau, n°19, 08015 - Macomer, Sardegna - ITALIA), qui se trouve sur l'île de la Sardaigne en Italie, réputée pour être le second GUANTANAMO. Les prisonniers y sont humiliés, torturés psychologiquement et physiquement parfois, isoler 24h/24h du reste du monde, interdit de communication, etc.. Le livre sacré des musulmans, le Coran est souillé devant les détenus par les matons d'après certains témoignages24. Plusieurs organismes des droits de l'homme ont déjà dénoncé cette prison. Les avocats qui s'occupent désormais de leur dossier sont pour le cheikh Bassam le Maître Carlo Corbucci, un Italien converti à l'Islam, et pour Abdel Raouf Mme Romani Carolina Scarano. En Belgique, les enfants du Cheikh Bassam chargeront le Maître Christophe Marchand de superviser la défense.
De juillet à Novembre 2009 : Aucune date de procès n'est à l'ordre du jour. Les conditions de détention du cheikh Bassam font aggraver son état de santé. Il subit deux opérations cardiaques, l'une en août et l'autre en novembre. Pour des raisons de sécurité, l'hôpital dans lequel il passe l'opération n'est pas communiqué au public, mais pas moins d'une trentaine de policiers sera présente afin de s'assurer qu'aucun commando ne vient délivrer le Cheikh Bassam ! Les opérations se passent bien, l'état de santé du Cheikh étant stabilisé.
3 Décembre 2009 : Le cheikh Bassam indique dans une lettre que la France s'intéresse à l'affaire et prévoit l'envoi de deux magistrats25. L'interrogatoire est mené par Marc Trevidic, juge d'instruction à Paris, ainsi qu'un procureur responsable des affaires anti-terroriste. Après seulement trois heures ils remettent leur conclusion aux autorités de Bari : Les terroristes présumés n'en sont pas et l'Italie a fait une « erreur ». Les preuves avancées sont ridicules26. Cependant ce qui semblait plutôt interressé le procureur, vue l'orientation de ses questions, c'est sur la partie française du dossier concernant une filière d'envoi de combattants vers le Waziristan (frontière pakistano-afghane). Incroyable...
9 Décembre 2009 : Le Maître Christophe Marchand se rend sur place afin de rencontrer les détenus ainsi que leurs avocats. Il possède des lettres importantes provenant du Parquet Fédéral de Belgique. En effet, le magistrat Jean-Marc TRIGAUX assure dans celles-ci que contrairement à ce que prétend l'Italie, dans aucun des dossiers présentés par la justice Ayachi Bassam n'a été inculpé ou même assimilé à inculpé en Belgique. C'est également ce que confirme les écrits du Procureur du Roi ainsi que du Procureur Général consultable en annexe27. La presse italienne commence à changer de discours mais il règne en Italie un climat raciste et on ne risque pas de se mobiliser là bas pour notre affaire. Le procès « terroriste » prévu en 2010 devrait être en leur faveur. Pour ce qui est du premier chef d'inculpation, il faudrait retrouver les réfugiés afin de prendre leur témoignage et pouvoir faire appel. La partie n'est pas gagnié28.
21 Décembre 2009 : Une des lettres de cheikh Bassam nous apprend que les services secrets italiens lui avaient proposé d'en finir avec cette histoire et de travailler pour eux en échange de quoi il obtiendrait sa liberté suivit d'un salaire mensuel, d'une maison, etc... Il s'agissait pour lui de se déclarer terroriste repentit et de témoigner contre des personnes qu'ils désigneraient, eux, comme terroristes. Etait-ce là un plan pour ne pas perdre la face et prétendre avoir obtenue des aveux à défaut de preuves? Quoi qu'il en soit, il n'est pas étonnant que le courageux cheikh Bassam refusa catégoriquement d'avouer ce qu'il n'a pas commit et de porter de faux témoignages même en échange de sa liberté et de l'argent.
Février 2009: Le cheikh Bassam et son ami Raphaël Gendron semblent désormais faire partie du passé et sont plongés dans l'oubli, jetés au fin fond d'une prison où Israël n'entendra plus jamais parler d'eux. L' "in-"justice Italienne n'annonce toujours aucune date de procès et n'a toujours pas permit au cheikh de contacter sa famille par téléphone sous prétexte que l'abonnement comprendrait des options supplémentaires douteuse tel qu'Internet (technologie apparemment inconnue en Italie?). Selon les avocats, le système judiciaire est t'elle que l'on n'exige que deux audiences minimum par an. Le procès de nos amis devant prendre au moins une dizaine d'audiences, les deux prévenus pourraient passer cinq ans en prison avant que l'on puisse enfin entendre le juge les déclarer innocents... A supposer qu'il les déclarerait bien innocent car selon les lettres inquiétantes de Abdel Raouf il est plusieurs fois arrivé que le juge obéisse à l'ordre du parquet afin de ne pas perdre sa place alors qu'il serait convaincu publiquement de l'innocence des présumés29. L'Italie est le seul pays européen qui inquiète véritablement le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU30. Ayachi Bassam et Raphaël Gendron décident de faire appel pour l'affaire de Bari en recours abrevento. Cette forme de jugement permettrait d'être jugé plus rapidement, avec des dates d'audiences plus concentré, mais le juge prendrait l'affaire plus à la légère et pourrait ne se contenter que d'analyser le dossier d'accusation et les preuves qu'il contiendrait sans faire attention à la défense.
13 mars 2010: Le fils du cheikh Bassam, Abdallah Omar, se rend en Italie pour voir son père. Son compte rendu se trouve sur le forum à cette adresse. Après plus de 500 jours de détention "Il più grande terrorista del Belgio", cheikh Bassam Ayachi, reçoit enfin l'autorisation d'appeler sa famille. Autorisation qu'avait déjà reçut plus tôt notre frère Abdel Raouf. Il peut désormais s'exprimer depuis sa cellule. Il accorde alors à la chaîne de télévision en ligne Médiane TV une interview exclusive par téléphone. Le reportage est présent à cette adresse. Le cheikh Bassam sera plus tard transféré dans la prison de Rossano Scalo où il informera sa famille par téléphone des pitoyables conditions de détention dont il est victime. Placé au milieu de délinquants et mafiosos, il se plaindra de malnutrition et mauvais traitement de la part des gardiens.
1 Avril 2010: Las de la lenteur du système italien à prendre une décision, une conférence de presse est organisé par la famille et les avocats du Cheikh Bassam Ayachi qui demandent un procès en Belgique. Ils dénoncent une "enquête fantaisiste" dans laquelle le cheikh Bassam serait décrit par les enquêteurs italiens comme le chef de la branche belge d'al Qaeda alors qu'à part avoir "la tête de l'emploi", c'est à dire "un turban, une barbe", aucune preuve n'est avancé à son encontre. Cette affaire est pour eux tout simplement un mensonge d'Etat organisé par le gouvernement de Silvio Berlusconi il y a un an pour faire passer un projet de loi ultra-sécuritaire propre à juguler l'immigration clandestine. Plusieurs articles de presses ainsi que des reportages TV commence à parler du complot32.
3 Avril 2010: Le journaliste représentant la chaîne RTL était resté la veille plus longtemps que de coutume et interrogea longuement les avocats et la famille des prévenus lors de la conférence de presse. Il avoua à Me Courtoy avoir radicalement changé d'opinion après cette conférence de presse et ouvert enfin les yeux sur des éléments qu'il ne soupçonnait pas. Pourtant il verra tout son travail jeté à l'eau par son chef de direction qui refusa de diffuser son reportage sur la chaîne télévisée. Cette censure s'explique par le fait que le discours tenue lors de la conférence de presse n'allait pas dans le sens des médias, loin de là, il ouvrait de nouvelles dimensions sur la politique médiatique actuelle. De même qu'il remettrai tout leur mensonges en question et la RTL perdraient donc de sa crédibilité auprès de ses auditeurs. Al chaîne Al-Jazeera, elle, n'est comme d'habitude pas prête à tenir sa langue et relance l'affaire dans les médias arabes. L'Italie cède à la pression et communique enfin deux date d'audience: l'une le 21 avril 2010 et en rapport avec l'affaire terroriste31. L'autre étant le 10 mai 2010, en rapport avec le recourt concernant le jugement en rapport avec l'affaire Bari et les réfugiés32. Le bal est enfin ouvert.
12 Mai 2010: Nous sommes mercredi, il est exactement 18h et comme à son habitude le Cheikh Bassam téléphone à sa famille. Il est heureux, il a enfin une bonne nouvelle, la première depuis le début de l'affaire. Si le procès du 21 avril a simplement été une audience de report pour ouvrir réellement le bal à la date du 25 mai 201033, celui du 10 mai concernant le recours pour l'affaire des réfugiés a bien eut lieu. La juge fut étonné de la lourde peine de quatre ans et demi ainsi que 67000 euro d'amende imposé par la cour au cheikh Bassam ainsi qu'à notre frère Raphaël Gendron. Sans aucun doute le verdict donné a été trop sévère et démesuré étant donné qu'il fut admis que les inculpés n'eurent pris aucune somme d'argent pour avoir transporté ces réfugiés Palestinien et qu'il s'agissait donc d'une opération humanitaire, de même que ces derniers furent "pris en stop" d'un pays européen à un autre et que le groupe n'a jamais été mêlé de leur vie à une affaire similaire. La juge s'excusa en coulisse au nom de la démocratie, comme pour indiqué que le système judiciaire était victime des pressions politiques. Alors qu'il devait encore resté deux ans et huit mois pour cette affaire il reçut une lettre de justice signalant qu'il n'y avait plus aucune charge concernant cette affaire et qu'il était libre.
25 Mai 2010: Incroyable, alors que le procès du 12 mai c'est déroulé dans le silence le plus totale c'est un véritable carnaval qui a lieu au tribunal de grande instance ce jour-ci: un véritable cortège de centaines de policiers lourdement armés bloque les rues pour emmener nos deux "combattants" devant le juge. Les journalistes et photographes à outrances sont tous invités. La cours d'assise est muni de cellules pour l'audience et on menotte les prévenus avant de les rameners en prison depuis une camionnette blindé. Les Italiens ont sorti le grand jeu. Pourtant la juge proposa aux prévenus un procès rapide, c'est à dire d'étendre les huits audiences prévues sur une période de deux mois plutôt que de quatre ans. Comme si elle voulait en finir avec cette affaire. L'avocat et les détenus acceptent, y voyant un bon signe. Insha-Allah dans deux mois ils seront libre! Les audiences auront lieu le 3 juin (où les experts prêteront serment), le 8 juin, le 10 juin, le 22 juin, le 24 juin, le 1er juillet, le 6 juillet, le 13 juillet, le 20 juillet. Le chef d'accusation est d'avoir fait partie du réseau européen d'information d'Al-Qaïda, basée sur l'enquête coordonnée par les procureurs Francesca Pirrelli Romana et Roberto Rossi et argumenté uniquement par certains écoute, enregistrée dans la prison de Bari33b
L'enquête S, coordonnée par les procureurs Francesca Pirrelli Romana et Roberto Rossi, est basée non seulement sur certains écoute, enregistrée dans la prison de Bari
3 juin 2010: La défense s'organise et propose une liste de témoins: a) Une Prof. en droit d'université. Elle parle italien et doit expliquer que les "fameux dossiers belges" à l'encontre de cheikh Bassam sont "vides" et souligner que certains termes du jargon juridique belge qui prêtent à confusion n'ont pas été traduit en Italien dans leur vrai sens. Elle fût rejetée car « non pertinente » ! Un député belge venant témoigner de la collaboration de M. Ayachi avec les autorités belges dans un but de favoriser l'intégration sociale des musulmans en Belgique. Son témoignage est admis, uniquement dans cette mesure. Une vidéo surprise est proposé, celle-ci contient les enregistrements des fameux réfugiés politiques remerciant le cheikh Bassam pour son geste. Les fameux terroristes kamikazes acceptent de se faire filmer et démontrent ainsi la supercherie ! La vidéo n'est pas refusé mais le juge demande d'en clarifier les finalités. La requête de traduction des écoutes téléphoniques a été admise, mais seulement pour douze ou treize d'entre elles, notamment celles que le Procureur estime pertinentes. Les dates des audiences sont alors décalés pour préparer le dossier: 13 juillet 2010, 20 juillet 2010, 16 septembre 2010, 23 septembre 2010, 7 octobre 2010, 19 octobre 2010, 26 octobre 2010 et.... 2 novembre 2010!34
23 juin 2010: Le cheikh Bassam téléphone à sa famille et déclare avoir eut un entretient avec le juge. Ce dernier prétendit avoir étudié le dossier au complet et l'avoir trouvé "vide de sens et d'arguments". Aussi il réclama à la partie adverse d'emmener au moins cinq témoins sans quoi il considèrerait que rien de lourd ne pèse dans ce procès. Le cheikh Bassam était heureux mais en même temps craintifs. En effet, la DIGOS lui avait déjà proposer pour de l'argent et pour sa liberté de porter de faux témoignage à l'encontre de certains détenue et il a peur que les mêmes méthodes soit utilisé à son encontre. Quoi qu'il en soit, il est confiant et il explique qu'il pense, selon lui, que les autorités italiennes veulent le relâcher pour la simple raison qu'ils savent qu'il fera (car il a le passeport européen) un recours auprès de la Cour européenne des Droits de l'Homme s'il n'a pas eu gain de cause et qu'ils vont perdre à ce moment-là. Or, ils devront dans ce cas-là le rembourser pour chaque jour passait en prison de la modique somme de 500 euros/jour.
9 juillet 2010: Les très mauvaises conditions de détention de la prison de Rossana Scalo emmènent à de nombreux conflit avec les détenus musulmans qui réclament leur droit à la dignité et l'honneur tout comme le reste des prisonniers. Les maîtres Carlo CORBUCCI ainsi que Carolina SCARANO exprimèrent leur crainte d' « un nouvel été de l'enfer dans la prison pour les détenus islamique » dans une lettre ouverte qu'ils adressèrent au directeur de la prison. Il ne s'agit pas simplement de fermer la climatisation et les aérations en plaines canicules, de servir du porc aux musulmans et de ne pas leur donner droit aux prières en commun ou aux douches et à l'hygienne de base. La maltraitance et l'humiliation est telle que plusieurs grève de la faim ont été entamé et trois tentative de suicide ont eut lieu (Serai, Khammoun et Radi)35. « L'odeur » de la révolte se fait alors « sentir » brutalement. Les prisonniers se mettent d'accord sur le jour J et après qu'un signal se fait entendre tous se mettent à lancer leurs excréments qu'ils avaient pris soins de conserver sur les gardiens de la prisons, salissant les murs et provoquant chez les organisations de défense de droit de l'homme de vives réactions d'indignement, permettant aux prisonniers d'obtenir leurs revendication. Mais le directeur de la prison soupçonna sans preuve le cheikh AYACHI Bassam d'être le leader de ce que ce dernier appela « la bataille de la merde ». Il ordonna alors de l'enfermer en cellule d'isolement pour trois mois. Les conditions de santé physique et psychologique de ce vieil homme de 65 ans s'aggrave alors grandement.
13 juillet 2010: Il y a en Italie une vingtaine d'actes d'accusation de « terrorisme » concernant environ 200 personnes (1 actes d'accusation pouvant concerner une dizaine ou plus de personnes). La plupart sont invérifiées et clairement fausses36. Pour l'audience de ce mardi 13 juillets, dix autres détenus islamistes furent convoqués en plus du cheikh Bassam et de Abdel Raouf. Le fait de savoir leur dossier mélangé à une autre affaire avec des inconnus inquiéta les avocats de nos deux détenus (pensant peut être à un coup du lobby pour rendre la situation encore plus confuse) et ils demandèrent au juge de séparer leur dossier en décalant leur audience puisque les affaires n'étaient pas liés. Le juge accepta. Pourtant il y avait peut être là une volonté de faire sortir nos deux prisonniers rapidement puisque les dix accusés furent déclaré innocent et libéré sur le champ. Plus tard deux autres prisonniers qui avaient passé deux ans en prison furent également déclaré innocent et libéré. Etait-ce là un signe de la fin de la chasse aux sorcières comme le pensa Abdel Raouf37 ? Quoi qu'il en soit, parallèlement, les abus devant être fréquent, une nouvelle loi annonce que "Les écoutes téléphonique enregistrés ne peuvent plus servir de preuves contre les détenus lors d'un procès". Pourtant le Cheikh Bassam et Abdel Raouf n'en bénéficieront pas, la justice Italienne déclarant qu'ici il s'agit d'écoutes par le biais de micros caché et non de téléphone.
6 août 2010: Le cheikh Bassam est toujours en cellule d'isolement. Sa fille Salma avait reçu avant la "bataille de la merde" l'autorisation de venir lui rendre visite et après 2000 km de route elle arrive avec sa voiture de location devant la prison à 8h30. Les gardiens l'acceuil froidement et prétendent qu'ils n'ont pas été prévenu de son arrivé et que le conseil n'a pas donné son autorisation pour sa visite. Il lui prie de rentrer immédiatement d'où elle vient, comme si elle habitait la porte à côté. Salma tombe en larme et on accepte alors de la faire entrer chez le gardien chef. Celui-ci lui présente les documents concernant l'autorisation de sa soeur Maha mais non pas d'elle et reste intransigeant. Un autre gardien lui fait discrètement un signe que l'interdiction vient du directeur de la prison et que son autorisation existe belle et bien. On la reconduit à la porte de la prison de force en lui promettant que si elle revient de Belgique la semaine prochaine on la laissera voir son père! Alors que le cheikh Bassam n'a pu recevoir que trois autorisations de visite cette année, le directeur de la prison se permet de lui privée de l'une d'entre elle. Sa réel haine envers le cheikh Bassam viendrait du fait qu'il réunissait autour de lui les prisonniers et délinquant afin de leur enseigner l'islam et le bon comportement. Le témoignage de Salma est repris sur le forum à cette adresse. Le 19 août, cheikh Bassam se plaindra de son état auprès du juge qui ordonnera la levé de ces sanctions injustes, le déclarant innocent. Cependant le gardien de la prison prendra un autre prétexte mensongé pour qu'il reste en isolement jusqu'à la fin du ramadan (il fut accusé d'avoir volé des feuilles vierge de la bibliothèque pour écrire à sa famille).
11 septembre 2010: Le cheikh Bassam est sorti un peu avant l'aïd de sa cellule d'isolement. Ceci après que sa fille ait écrit à plusieurs organisme de défense de droit de l'homme tel que Amnesty International et le Comité pour la Prévention de la Torture (cliquez ici pour lire sa lettre). Pour Abdel Raouf, il est toujours dans la prison de Macomer en Sardaigne. D'après les journaux, il y dirigerait la prière et aurait un air ressemblant au « Christ ». Les autorités pénitentiaires feraient tout pour améliorer la situation, malgré les difficultés qu'ils rencontreraient avec les prisonniers à cause des traditions musulmanes (refus que les autorités touchent le coran alors que les pauvres ils doivent s'assurer qu'il n'y a rien de "dangereux" dedans, refus de serrer la main aux pauvres femmes infirmières venu les aider...etc.)38
16 septembre 2010: Le procès prévu pour aujourd'hui est reporté en octobre. Les autorités viennent d'accorder à la famille des détenus une copie des enregistrements (unique pièce à conviction du procès) afin qu'ils puissent confronter leur traduction à celle fournit par les agents de la DIGOS. Un délai leur ait donc octroyé afin qu'ils puissent « déchiffrer » ces bruits incompréhensible. Voici une copie des premières bandes sons : cliquez ici. Nous sommes en l'an 2010, vous admirerez la clarté de ceux-ci, et ce après le travail de nettoyage des spécialistes faisant parti des services secret italien. Et en voici la transcription tel que la famille des prévenus l'a comprise, ayant fait appel à des experts en langues et l'écoute ayant été faites en studio avec du matériel de sonorisation spécial (amplificateur audio, ordinateurs et table de mixage): cliquez ici. Après les avoir publié sur le forum de ce site, l'Etat Italien a demandé de les retirer, déclarant ces documents ultra-confidentiel et TOP-SECRET. Nous n'en ferons rien, nous tenons à faire savoir au publique quelles preuves ont été utilisés pour accusé Mr Ayachi Bassam et Raphaël Gendron de terroristes à l'échelle international.
15 octobre 2010: Curieux, curieux. Le procès de nos deux détenus est de nouveau décalé et cette fois pour une raison inconnu. Il est reporté au 10 novembre, le jour exacte où Malika Al Aroud, condamné à huit ans de prison, doit faire appel. Y-a-t-il une volonté de donner à la presse encore une occasion de lier les deux affaires afin d’influencer le jugement ? C'est ce que pense probablement leurs avocats qui demandent un report plus éloigné afin de mieux "organiser la défense au vu des nouveaux éléments" (les enregistrements). Le juge leur accordera une audience en décembre.
23 novembre 2010: On est à une semaine du procès et le cheikh Bassam ainsi que Raphael Gendron entrent de nouveau dans le collimateur des médias. Le lobby sioniste international (probablement en collaboration avec les services secret italien, la DIGOS) semble encore jouer de ce vieux joker que sont les médias. En effet, une descente a eut lieu ce mardi en Allemagne, à Anvers et en Hollande avec des arrestations de personnes soupçonné d'appartenir à un groupe de terroriste qui projeterait des attentats en Belgique. Soit... Au même moment, le parquet de Bruxelles (apparemment jaloux que l'affaire ne se passe pas sur son territoire) annonce que 17 perquisitions sont faîtes le même jour à Bruxelles et notament chez des membres du Centre Islamique Belge, faisant suite à une centaine d'interpellations. Info qui normalement serait presque banale si elle était isolée et n'avait pas volontairement été annoncé par le parquet ce jour là. Le parquet déclare tout de même que cette affaire n'a rien à voir avec la première mais qu'elle est en rapport avec un autre dossier ouvert depuis plus de trois ans et lié au Centre Islamique Belge et une probable filière de Jihad. Le journal le monde lui parle clairement d'informations ayant pour origine les enquêteurs de la justice italienne39. Quoi qu'il en soit, les médias sautent sur l'occasion pour lié les deux affaires (puisqu'elles se passent au même moment) et amplifier la problématique lié au cheikh Bassam. Résultat : le Cheikh Ayachi Bassam est présenté comme le chef d'une cellule de jihadiste qui envoient des combattants en Irak et en Afghanistan et également lié à cette série d'arrestation à Berlin et Anvers. Une soupe incroyable et qui sera loin de jouer en sa faveur pour le procès de décembre40.
10 décembre 2010: La dernière fois que le Cheikh Bassam parla par téléphone à sa famille il rappela à l'une de ses jeunes filles, Houda, l'importance de sa tenu vestimentaire en Islam et l'encouragea pour ses études. Le directeur de la prison l'interpella sur ce fait en disant qu'il ne laisserait pas de propagande islamiste se passer dans sa prison et qu'il en avait marre de lui. Le cheikh Bassam lui répondit qu'il croyait être dans un pays démocratique et reçut en réponse 20 jours d'isolement. Il en sorti le jour du procès. Un procès très attendu puisque on pourrait enfin savoir de quoi ils étaient réellement accusés et voir la validité des preuves avancés. Or nos deux prévenus se trouvèrent en face d'un problème majeur: ne voulant prendre ses responsabilités face au torchons de mensonges qu'il a écrit, le traducteur de la DIGOS préféra disparaitre que risquer de voir l'affaire lui retomber dessus et payer des dédommagements pour avoir menti. Le Juge proposa à la partie civile de juger par défaut (sur les bases des traductions avancé par la défense) mais ils préférèrent retarder l'affaire en faisant appel à un nouveau traducteur. Non qu'ils soient convaincu de la véracité de leurs arguments mais simplement pour faire un peu plus "moisir" nos amis en prisons, espérant que d'ici là ils auraient autres choses à présenter. Le procès fut donc reporté au 20 janviers 2011. Le nouveau traducteur fît directement savoir que l'enregistrement principal ne semblait pas correspondre à ce que prétendit son collègue, à savoir qu'une menace pesé sur l'aéroport de Charles de Gaulle. Ayant perdu leur chef d'inculpation principale, la partie civile s'occupe actuellement de chercher un autre intitulé au procès. Il leur faut un titre. A suivre...
20 janvier 2011: La période des fêtes est terminée tous le monde rentre de congé et l'audience a bien lieu. L'accusation comme la défense ont avec eux leur traducteur mais à la surprise de tous, le président de la cours Clelia Galantino, a fait appel à son propre expert pour se faire son jugement. Selon lui ainsi que l'interprête Mme Opromolla les 35 phrases interprétées par l'accusation comme une indication des activités terroristes seraient incompréhensible ou mal traduite. Par exemple, l'achat d'une tonne de "grenade" à sa sortie de prison faisait allusion à des fruits et non à des bombes puisqu'il était question de 5€ le kilo et que d'autres fruits étaient cité dans discussion entre cheikh Bassam et Abdel Raouf. Il restera à analyser les cinquante autre conversations qui ont fait l'objet d'une enquête dans laquelle les deux accusés, selon Francesca Romana Pirrelli, serait impliqué dans la préparation d'attentats terroristes en France et en Angleterre. Chose que la France et l'Angleterre elle-même avait nié 41.
L'autre fait intéressant est que lors de l'audience, le président de la Cours informa les parties de la présence d'une clé USB dans le dossier de l'accusation et qui tenterait de lié Mr Raphaël Gendron a un autre procès qui se tiendra à Bari avec pour thème le trafic d'être humain. Cette clé USB a-t-elle vraiment été glissée par erreur ou est-ce encore une manœuvre d'influence extérieur (lobby sioniste, parti politique...) au tribunal pour retarder encore l'affaire et rendre plus confuse qu'elle ne l'est ? L'audience a été ajournée au 1er Février afin d'y voir plus clair42. Enfin, la court interdit au Maitre Christophe Marchand, avocat international chargé de superviser la défense, d'intervenir sous prétexte que la loi italienne refuse tout avocat non inscrit au barreau.
1 février 2011: On retirera de cette audience l'évidence du dysfonctionnement de l'expertise du tribunal. L'expert en informatique Yuri Carbone, qui en Juin 2010 avait reçut la tâche par la cours d'assise de nettoyer ses propres enregistrements des sons et bruits de fonds que l'ont trouve dans les conversations interceptés reconnait n'avoir travaillé que pendant un mois. Le reste du temps, il est resté en contacte avec un groupe d'expert et d'interprète uniquement par téléphone jusqu'en octobre sans toutefois fournir de soutien professionnel et d'engagement physique. En fin novembre, il avait démissionné pour ne pas avoir à faire face au tribunal qui nomma alors un nouvel expert. Les transcriptions ont concrètement été déclarées comme classés le 7 Janvier 2011. Devant les nombreux commentaires «incompréhensible» qui apparaissent alors dans le rapport, le juge d'instruction a demandé un rapport complémentaire sur certaine écoute déclarée « inaudible » et l'identification des orateurs de ces conversations43. L'affaire sera remise sur la table le 29 mars 2011.
8 février 2011: A l'audience la Digos soulève le fait qu'elle a trouvé sur Raphaël Gendron une clé USB dans laquelle on pouvait voir des textes ainsi que des vidéo jihadistes sur l'Irak et l'Afghanistan. Pour sa défense, Raphaël Gendron expliqua qu'il était responsable du matériel informatique au Centre Islamique Belge et que cette clé USB était fréquemment utilisé par les visiteurs du centre pour transférer les informations télécharger d'un ordinateur à l'autre et qu'il ignorait tout du contenu de cette clé sans quoi il ne l'aurait pas prise en Syrie mais qu'il l'avait récupéré la dernière minute avant son voyage afin qu'on ne la vole pas. Ce qui nous étonne dans cette affaire, c'est l'importance donné à des textes et vidéo téléchargeable aisément sur Internet par n'importe qui et qui ne prouve donc rien. En effet, ce que la Digos appel des vidéos de « formations militaires » ne sont apparemment que des scènes de propagande montrant des opérations de rebelles armés dans ces pays. De même ce qu'elle appelle des « manuels de combat » ne sont en réalité que des textes et fatwah appelant à la « résistance armé contre l'envahisseur ». Pourquoi la Digos ne fait elle donc pas sincèrement son travail et ne relate t'elle pas les fait telle qu'ils sont réellement ? Qui est derrière toute cette mascarade ?
22 février 2011: Des politiques et journalistes sont présents en nombre. Le tribunal l'a joue « affaire dangereuse » cette fois-ci. Interdiction à sa fille venu au tribunal de l'approcher ou lui adresser un mot. L'avocat Corbucci est fouillé à l'entré comme un criminel, c'est la première fois qu'il avait à subir ce genre d'humiliation en tant qu'avocat, il a considéré cela comme une provocation, une sorte de pression psychologique. Policier, chiens, le dispositif est impressionnant. La première phase de l'audience s'est déroulée par un exposé sur le terrorisme international fait par le directeur de la section anti-terroriste italienne. Pendant une heure, il a expliqué ce que représenté le jihad et les dérives que cela pouvait entraîner notamment avec la création d'un groupe comme Al Qaïda. La fille du cheikh Bassam, Salma, explique qu'à la fin de son exposé : « nous avions tous le sentiment, moi y compris, qu'en chaque musulman sommeille un terroriste près à bondir le moment venu, "car le jihad fait partie intégrante de leur religion,... c'est un problème à l'échelle communautaire" ». Elle dit que la partie adverse s'est concentré à essayé de prouver le lien entre cheikh Bassam et Raphaël Gendron ainsi que des présumés terroristes cités dans l'acte d'accusation alors que la plupart sont actuellement en liberté et ne sont pas inquiétés par la justice et que le reste inconnu de nos amis !? Son témoignage est à lire au complet sur ce lien.
3 mars 2011: Pas beaucoup d'info si ce n'est que Raphaël Gendron et Ayachi Bassam devaient avoir droit à la parole pendant toute l'audience. Or cette dernière se transforma en interrogatoire: ils furent questionné pendant trois heures chacun sur tout leur passé et toute leur connaissances (toutes les personnes citées dans le dossier d'accusation). Ils n'ont pas eu l'occasion de faire de discours pour les convaincre de leur innocense.
29 mars 2011: à l'audiance certaines personne Belge souhaitant resté anonyme sont venu témoigné sur le fait que le Cheikh Bassam est connu en Belgique comme une personne clean et non un terroriste ni un insitateur au terrorisme et qu'il faut faire la différence entre ce qui est rapporté dans les médias et la réalité du terrain et que juridiquement rien n'est reproché au cheikh Bassam si ce n'est le fait d'avoir contracté des mariages avant la commune. Il est donc grotesque que l'accusation prétende que cheikh Bassam et Mr Gendron sont terroriste en Belgique ou en France puisque la Belgique et la France eux déclarent qu'il n'en ait rien.
4 avril 2011: un rassemblement entre les experts du procureur et les traducteurs indépendant à lieu pour transmettre une version commune. Le travail à lieu dans le bureau de M. Giovanni OTTOMANO l'expert phonique de la cour. Toute les parties tentent de travailler avec la plus grande honnêteté, sans attribuer aux accusés des mots qu'ils n'auraient pas réellement dits. La seule chose qui semble désormais importer tout le monde est la recherche de la vérité et non de faire condamner les accusés coûte que coûte. Ainsi un bon nombre de transcriptions et phrases "chocante" qui étaient présentes dans les transcriptions de la police ont pu être rectifié. Tout le monde conclu au final que sur base de ces enregistrements le Cheikh Bassam a injustement été enfermé. Celà devra être débattut le 12 avril 2011 pour la dernière audience. Le compte rendu de la traductrice Adriana est à lire en cliquant sur ce lien.
29 avril 2011: dernière audience venant clore la procédure. Devant la cour d'assises, on assiste au témoignage de Claudio Galzerano, responsable du service central de lutte antiterroriste (UCIGOS). Il explique au juge en résumé que "Ce sont deux personnages très importants en Europe sur le plan idéologique" pour Al-Qaïda. Il dit que les deux hommes font la promotion du terrorisme. Il avoue cependant que rien n'a été trouvé en ce qui concerne la préparation concrète d'attentats, mais qu'ils étaient quand même soupçonnés de recruter pour le réseau d'Oussama ben Laden des combattants en Afghanistan. Gendron a alors, dans une déclaration spontannée, expliqué que si relater des informations concernant l'actualité en Irak ou en Afghanistan sur un site pouvait être pris pour de la promotion du terrorisme là n'était pas son intention et le déclarer pour cela terroriste était porter atteinte à sa liberté de recherche, d'opinion et d'expression. Le procureur Francesca Romana Pirelli se prononcera sur une peine de condamnation le 24 mai et la décision du jury devrait être donnée aux alentours du 26 mai44.
3 juin 2011: On y est et on est remplis d'espoir. La salle est pleine à craquer. L'issu du procès semble en intéresser plus d'un. Mais qui sont-ils sachant qu'il ne s'agit pas des amis et de la famille des victimes ? L'avocat informe la fille du cheikh Bassam de leur nom. Il s'agit de politiciens et membres d'associations sionistes venant remplir l'auditoire. On peut dire que la pression est forte sur la juge et le résultat n'est pas sans conséquence: 8 ans d'emprisonnement sont prononcés pour le cheikh Bassam et son ami Raphaël Gendron 45. Avec les deux ans déjà accomplis leur sortie est prévue pour juin 2017. Tout simplement incroyable. Aucun autre détail n'est donné si ce n'est que la juge invoque la recevabilité de l'article 270bis du Code pénal italien. Un article qui a la base a vu le jour en 1930 pendant la dictature fasciste puis qui a été adapté pour prendre sa forme finale peu après les attentats du 11 septembre avec pour titre: "Loi contre les associations ayant des fins de terrorisme ou de subversion de l'ordre démocratique international" définissant que tout ceux qui "soutienne, constitue, organise, dirige ou finance" ces associations sont punissables d'un emprisonnement de sept à quinze ans. Elle permet également d'engager des actions préventives visant à empêcher que tels actes découlant de la propagande idéologique soit perpétré, introduisant ainsi le délit d'opinion et acceptant une limitation de la liberté d'expression et de presse, avec l'objectif de réduire d'autres infractions plus graves46. Nous attendrons le détail du verdict pour voir sur quoi c'est basé Mme la juge et faire, comme l'évoque alors à la presse l'avocat Carlo Corbucci, appel contre ce verdict socialement dangereux qui ne porte pas seulement atteinte à ces deux "terroristes" mais qui creuse l'écart de la répression des comportements humains, en attaquant la liberté de pensée!
3 juillet 2011: un mois après, le verdict n'est toujours pas donné. La juge réclame le délai maximum, à savoir trois mois, afin de rendre ses conclusions. Le cheikh Bassam écrit à sa famille abasourdie. D'après l'accusation il serait tel le parrain de la mafia: il clignerait des yeux et ses élèves, dont Gendron fait partie, iraient accomplir les actes pour lui. Voilà pourquoi il n'y aurait aucun document écrit, aucune trace audio ni vidéo, aucun témoignage pouvant être retenu. Mais le juge est convaincu qu'ils sont de dangereux terroristes ayant un rôle de leaders et promoteurs à la solde d'une organisation internationale proche d'Al-Qaïda, responsable d'attentats-suicides, de recrutement, de formation et de financement et pour preuve certaines personnes passée par le centre se seraient retrouvé en Irak. Le tribunal a fait fi du fait que sur des milliers d'élèves seuls trois ou quatre (et encore, à prendre plus pour des visiteurs que des élèves du cheikh) seraient sujets à "doute" et que le cheikh n'est en aucun cas responsable de leurs agissements. Et si le cheikh a pu affirmé ouvertement soutenir la résistance chéchène ou palestinienne, il a toujours condamné le terrorisme clair et même déclaré par exemple que toute personne ayant l'intention de commettre un attentat sur le sol Belge par exemple doit être dénoncé à la sécurité de l'Etat. Tel est l'enseignement qu'ont retenu la plupart de ses élèves assidus. Mais le cheikh ne pourra faire appel tant que le verdict ne sera pas rendu.
5 septembre 2011: trois mois après, le verdict est enfin donné pour Raphaël Gendron. Certains des éléments trouvés dans sa clé USB seraient une preuve que Gendron perturbe l'ordre démocratique international. Gendron outré change d'avocat et fait appel. On y apprend que pour une telle accusation le condamné ne peut être gracié avant d'avoir effectué au moins les deux tiers de sa peine et avoué sa culpabilité. La procédure d'appel, pouvant prendre au moins six mois, risquerait donc d'aggraver leur situation puisqu'il est hors de question d'avouer quoi que ce soit. Pour le cheikh Bassam, la juge n'arrive toujours pas à trouver les mots adéquats pour formuler son verdict. Elle demande encore deux mois de plus pour le faire! Le cheikh ne pourra donc pas encore faire appel. La famille du cheikh Bassam en a cette fois plus qu'assez. Elle décide de prendre les choses en main et dénoncer en cours européennes les agissements de l'Etat italien.
17 octobre 2011: les pressions de la famille de par les nombreux courriers envoyés auront eu raison du manque de sérieux du président de la cour d'assises de Bari qui livre enfin l'imprimé de la sentence. On y apprend avec stupéfaction que la totalité des points évoqués dans l'accusation est reprise dans les conclusions. Ce qui motiverait un tel jugement serait le fait que les 14 personnes arrêtées à Bruxelles en décembre 2008 participées à un forum présent sur le site ribaat.org, notamment un certain Hesham Beyayo, et que le site serait animé entre autres par Abdel Raouf et Abdel Rahman, le fils du cheikh Bassam et dans lequel était diffusé des cours vidéo du cheikh. On oublie de mentionner que la quasi-totalité de ces personnes a été relâchée et que l'affaire de "propagande" n'est toujours pas clôturée en Belgique. Concernant le cheikh, on y relate toute les personnes qui ont pu passer dans son centre et qui ont été en contact avec des djihadistes ou djihadistes eux-mêmes. Puis on trace un parcours de ces personnes, comme si le cheikh était responsable d'elles. On a l'impression qu'il y a un réel réseau et que ce n'est pas un hasard si toutes ces personnes se rendaient au centre. Or si on tient compte proportionnellement de leur nombre, elles ne représentaient même pas 1% des visiteurs du centre! Document à télécharger au complet en cliquant ici!
20 janvier 2012: la Belgique décide enfin de clôturer une enquête qui a duré plus de 6 ans et qui a grandement servi à alimenter le dossier italien. C'est celle de la propagande terroriste et d'un soi-disant réseau irakien dont le Centre Islamique Belge de cheikh Bassam serait le noyau. Neuf personnes sont convoquées dans cette affaire à la chambre du conseil dont nos deux amis. Le président décide de tous les renvoyer en correctionnelle mais refuse de statuer sur le cas de Cheikh Bassam et Raphaël Gendron. Il déclare que les éléments sont insuffisants et demande à renvoyer leur dossier en instruction chez la juge Mme Isabelle Panou ! Cette manoeuvre vise de toute évidence à se débarrasser d'eux, évitant de courir le risque qu'ils soient acquittés en Belgique et que cela influence sur le dossier italien en appel, pire, qu'ils aient droit à un "non-bis in idem" (ne pas être poursuivi deux fois pour le même crime) et qu'ils soient alors libérés avant l'heure. Justice et démocratie, quand tu nous tiens...47
Sources
1– Cliquez ici pour voir l'attestation scolaire.
2– Affirmation d'une vingtaine de témoins en Syrie et en Belgique.
3– Propos confirmé par les proches du cheikh qui font ce trajet depuis des dizaines d'années.
4– Témoignage du petit Mohammed 'Ata.
5– Le rapport de police de Bari confirme qu'au moins trois d'entre eux sont bien Palestiniens.
6– Déclaration du cheikh Bassam au juge d'instruction une semaine plus tard.
7– Corriere della sera (Corriere.it - Ultim'ora), La Repubblica (La Repubblica.it - Ricerca), lettre du Cheikh Bassam à son fils (cliquez ici)
8– Voir le site dialogue-partage.org et les propos de la sioniste Sara Brajbart
9– Voir les déclarations du maître Sébastien Courtoix dans le reportage "Deux webmasters acquités", le 9 mars 2009 sur Médiane TV
10– Abdel Rahman, le fils du Cheikh Bassam, se fit interpeller par la police pour des renseignements qu'il n'avait communiqués qu'à l'avocat.
11–Visite du frère de Mohammed 'Ata à la "Comunità Educativa Annibale M. di Francia Bari". Propos confirmé par l'éducateur
12– Information tirée de différents mails envoyés par Abdel Rahman à ses frères et soeurs en Belgique pour les informer de la situation.
13– Egalement sous-entendu dans Le Vif, L'express du 13/05/2009
14– Voir article de la Dernière Heure (DH) du 13/12/2008 (cliquez ici).
15– Voir article de L'express du 12/12/2008 (cliquez ici).
15b– RTL-TVI 11/12/2008 (cliquez ici).
16– Informations tirées des diverses lettres du Cheikh Bassam à sa famille.
17– "La propagande islamiste bannie" (Journal Le Soir du 27 janvier 2006)
17b– Numéro d'autorisation R.I.T. 2180/08
18– Journal 7 sur 7 du 12/05/09 (cliquez ici)
19– Le Figaro du 12/05/2009 (cliquez ici)
19b– ABC NEWS du 13/05/2009 (cliquez ici)
19c– Le Parisien du 12/05/2009 (cliquez ici)
20– Journal la Dépèche: "Pas d'élément sur un risque d'attentat à Roissy", dit Alliot-Marie (cliquez ici)
21– Journal Libération: "La police française est «circonspecte» sur les faits reprochés." (cliquez ici)
22– Lettre du Cheikh Bassam à son fils (cliquez ici)
23– Puglia - La Gazzetta del Mezzogiorno: "Imam del Belgio e suo segretario condannati a Bari" (cliquez ici)
24– Source: helptheprisoners.org (cliquez ici)
25– Lettre en arabe du cheikh Bassam à sa famille, 26/11/2009 (cliquez ici)
26– Puglia - La Gazzetta del Mezzogiorno: "Presunti terroristi presi a Bari non riconoscono membri Al Qaida" (cliquez ici)
27– Lettre du Parquet (26-10-09), Lettre du Parquet (02-11-09), Lettre du Procureur Général (10-11-09), Lettre du Procureur du Roi (23-10-09)
28– Lettre de Abdel Raouf à Abdallah Omar Ayachi (cliquez ici)
29– Extrait d'une lettre de Abdel Raouf à Abdallah Omar Ayachi datant du 19-01-2010 (cliquez ici)
30– AFP 8 févr. 2010 (cliquez ici)
31– Ansa 01/04 (cliquez ici) + lettre que le cheikh enverra à sa fille Maha
32– RTL Info 2/4/2010 (cliquez ici), La Libre du 03/04/2010 (cliquez ici), Le Soir du Samedi 3 avril 2010 (cliquez ici)
33– ATS-ANSA du 21/04/2010 (cliquez ici)
33b– La Repubblica (cliquez ici)
34– Lettre de Carlo Corbucci à la famille (cliquez ici)
35– Un nouvel été de l'enfer dans la prison pour les détenus islamique (cliquez ici)
36– Legittima Difesa (cliquez ici)
37– Lettre de Abdel Raouf à Maha, fille de Bassam (cliquez ici et aussi cliquez ici)
38– ilmercatino (cliquez ici)
39– Le Monde du 23/11/2010 (cliquez ici)
40- CNN du 23/11/2010 (cliquez ici)
41- Mediaset du 21/1/2011 (cliquez ici
42- La Repubblica du 20/1/2011 (cliquez ici)
43- Puglia, la Gazzetta del Mezzogiorno.it du 1/02/2011 (cliquez ici)
44- Antena Sud du 29/04/2011 (cliquez ici) et
45- Antena Sud du 3/06/2011 (cliquez ici)
46- Encyclopédie Libre Wikipedia (cliquez ici)
47- La Dernière Heure du 25-01-2012 (cliquez ici)




