Le 11 décembre, le F.B.I informe Roberto Maroni en visite dans ses locaux, que l'Italie a mis la main sur le numéro 2 d'Al Qaida en Europe, responsable direct de la cellule afghane. Les États-Unis félicitent l'Italie et promettent de continuer de leur verser des subventions pour leur travail antiterroriste. L'Italie ne détenait alors aucune preuve d'une telle affirmation, mais ne voulant pas contrarier les États-Unis, elle plaça la cellule des deux présumés, Ayachi Bassam et Raphaël Gendron, sur écoute sous le numéro d'autorisation R.I.T. 2180/08. Sur plus de 11600 enregistrements, moins d'une dizaine ont été retenues, mais seraient selon la DIGOS des preuves irréfutables que les deux hommes ont projeté et organisé des attentats terroristes, notamment contre l'aéroport parisien de Roissy-Charles-De-Gaulle. Nous vous présentons ici le plus important de ces enregistrements. Les points de suspension sont présents dans le dossier présenté par les deux procureurs de Bari et seraient dus, selon la DIGOS, au son de la télévision, à la faible voix des détenus ainsi qu'à leur dialecte français qui n'ont pas permis à l'agence de renseignement de comprendre tout ce qui se disait.
Contenu d'une interception du 14 Décembre 2008 à la prison de Bari entre Bassam Ayache (A) et Raphaël Gendron (G), les deux dirigeants présumés du réseau d'Al-Qaida en Europe,
G: «... nous avons besoin de changer le lieu ...
A: ... Paris ...
G: ... il y aura plus de ...
A: ... et il nous ... un ...
G: ... viens ...
A: ... de Dieu ..
G: ... nous pouvons faire ...
A: ... ou tout ou rien ... et nous faire ... si les autres combats ...
G: grève ... ... ... nous ne nous sommes partout ...
A: ... mais c'est sûr ...
G: ... alors, vite ...
A: ... je fais l'avion ... le commandant...
G: De Gaulle ... touché ...
A: ... alors la grève ...
G: ... nous ... Tous les agrandir ...
A: ... dans la soirée ... alors que tant de gens ...
G: ... alors j'ai fait l'enquête ... vous voulez peut-être vous retirer ...
A: Il n'y a que ça ... pour la paix ...».
Autre interception du 12 Janvier 2009.
G: "je toucherais De Gaulle ..." ...
A: "... la même place ...."
G: «... Tarik ..... quelqu'un a dû faire le coup de feu ..."
A: "... oui fort ... les gens sont prêts ..."
G: «... nous sommes numéro un en Algérie .... Nous l'avons atteint, nous allons lutter ...»,
A: "... on fera les attentats ...».
G: "... l'appel des moudjahidines ...».
Autre interception le 26 Janvier 2009.
A: "... nous faisons cela ... un avion ..."
G: «... un avion français ..."
A: "... Nous avons détruit les autres, je dois y aller et les exterminer ... tu sais, des millions eux apportent des armes a. ..... frapper le monde entier...».




